ING INVESTMENT MANAGEMENT

Archives

Jul 07, 2010

Lettre mensuelle juillet 2010

Perspectives pour les actions au second semestre 2010

Le contraste entre les nouvelles positives, d’une part, et le sentiment négatif/la forte aversion au risque, d’autre part, est frappant.

Les marchés semblent ignorer les nouvelles positives : solide croissance mondiale, politique monétaire souple dans les pays du G3, robuste croissance bénéficiaire et valorisations attrayantes.

Des risques importants subsistent bien sûr (finances publiques précaires dans les pays développés, risque de resserrement excessif dans les pays émergents, en particulier la Chine) et justifient une certaine prudence.

L’impact extrême que ces deux catégories de facteurs peuvent avoir sur les marchés explique pourquoi les investisseurs hésitent à prendre des positions marquées. Un défaut de paiement de la Grèce pourrait largement affecter les marchés, tandis qu’un redressement réussi des finances publiques serait applaudi par les investisseurs.

De même, un atterrissage en douceur de la Chine aurait un impact tout autre sur les actifs risqués qu’un brusque ralentissement faisant replonger l’économie mondiale en récession. Si ce dernier scénario devait se matérialiser, le monde connaîtrait sa première récession à deux creux ou « double-dip » des 30 dernières années, et sa quatrième depuis 130 années.

Bien qu’il soit trop tôt pour pencher catégoriquement pour une issue favorable, les marchés semblent positionnés de façon excessive pour un scénario négatif.

Après la croissance bénéficiaire attendue de 37% pour 2010, la prévision d’une croissance de plus de 20% pour 2011 pourrait s’avérer trop élevée. Une croissance bénéficiaire de l’ordre de 10 à 15% semble plus réaliste. Ceci reste un chiffre très raisonnable.

Pour l’instant, les marchés anticipent une croissance bénéficiaire nulle pour le reste de l’année. Cette éventualité semble très improbable, même en cas de rechute économique. Le ratio cours/bénéfice ajusté en fonction du cycle se situe également largement sous sa moyenne à long terme, surtout en Europe.

Les valorisations sont également attrayantes, comparées aux autres classes d’actifs comme les obligations d’Etat et les obligations d’entreprises. A cet égard, il convient de rappeler que l’on s’attend à ce que les dividendes affichent une croissance à deux chiffres au cours des deux prochaines années, grâce aux importantes liquidités dont disposent les entreprises.

Nous maintenons notre vue positive pour les actions mondiales, sous réserve toutefois que le fragile sentiment du marché ne se répercute pas sur l’économie réelle, enclenchant de la sorte une spirale négative.

Pour lire l’ensemble de la publication, cliquez sur le bouton «télécharger » ci-dessus.

Share |

WWW.INGIM.COM